En parlant de la COP24, quelques termes et expressions autour de cet événement et des engagements pour faire face au changement climatique risquent de revenir dans les médias pendant les prochains jours. Voici quelques mots-clés à connaître :

  • Accord de Paris : cet accord a été validé à l’issue de la COP21 qui s’est tenue en France en 2015. Cet accord prend le relais du Protocole de Kyoto sur le changement climatique qui prend fin en 2020. Il a pour objectif de limiter la hausse de la température mondiale à “bien en deçà de 2°C” d’ici 2020 : c’est le Trajectoire 2°C.  Cependant, les Etats signataires de l’Accord de Paris sont cependant fortement encouragés à atteindre un seuil maximum de 1,5°C.
  • Trajectoire 2°C : Le 2°C est considéré comme le plafond de température à ne pas franchir d’ici 2100. Cependant, la pertinence scientifique de ce plafond n’est pas toujours acceptée : le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montre que les impacts du changement climatique sont déjà très sérieux dès 1,5°C.
  • GIEC ou IPCC  : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ou IPCC pour Intergovernmental Panel on Climate Change. Ce groupe a été créé en 1988, à la suite de la signature du protocole de Kyoto. Il rassemble quelques 2000 experts du climat dans le monde et produit régulièrement des rapports d’évaluation sur les réalités du changement climatique dans le monde. Les publications du GIEC sont la base scientifique sur laquelle se basent les discussions autour du climat dans le cadre du protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.
  • Rulebook : le rulebook est un ensemble de décisions à appliquer pour réaliser les engagements de l’Accord de Paris dès 2020. Ce sont par exemple des standards dans l’élaboration d’une initiative pour le climat, des règles en matière de transparence, des mécanismes de mesure et de suivi des progrès réalisés par les pays etc. Une première mouture du rulebook existe déjà, en 230 pages, qui sera discutée et négociée durant les réunions de la COP24 à Katowice.
  • Dialogue Talanoa : Talanoa est une expression des îles Fidji et du Pacifique. Le mot vient de Tala : raconter et Noa : librement. Ce principe a été initié durant la COP23 par la présidence fidjienne dans le but d’ouvrir un dialogue participatif et interactif, le partage d’expériences et de points de vue à un niveau international pour rehausser les engagements des Etats signataires de l’Accord de Paris pour le climat.
Nuage de mots autour du climat
  • Neutralité carbone : cet objectif de l’Accord de Paris veut établir un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de l’Homme et la capacité d’absorptions naturelles de la planète, à travers les forêts. Le principe de la neutralité carbone est de considérer que le gaz à effet de serre a le même impact sur le climat quel que soit le pays où il est émis et l’industrie, le secteur ou bien le mécanisme qui l’émet. Inversement, la réduction des émissions de carbone a le même impact quelles que soient la localisation de son émetteur et la manière dont il a été émis.   
  • Atténuation : l’atténuation (ou mitigation) des effets du changement climatique désigne l’ensemble des actions qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre ou qui séquestre le dioxyde de carbone de l’atmosphère.
  • Adaptation : l’adaptation concerne les mesures qui diminuent la vulnérabilité de la population et des écosystèmes face aux effets du changement climatique. Selon le GIEC, l’adaptation au changement climatique est « la démarche d’ajustement au climat actuel ou à venir, ainsi qu’à ses conséquences. Il s’agit à la fois de réduire les effets préjudiciables du changement climatique tout en exploitant les effets bénéfiques ».
  • Transition juste : dans le cadre de l’Accord de Paris, ce concept consiste à associer la transition énergétique et l’accompagnement des travailleurs concernés par cette démarche qui seraient susceptibles de perdre leurs revenus. Les Etats signataires s’engagent donc à ce que cette transition vers les énergies renouvelables soit également créatrice d’emplois décents pour la population.  
  • Fonds vert pour le climat ou Green Climate Fund : dans l’Accord de Paris, il est prévu que les pays développés qui forment le groupe accompagnent financièrement les initiatives liées au climat dans les pays en voie de développement du groupe. Le mécanisme du fonds vert pour le climat, lancé en 2010, consiste donc à mobiliser une enveloppe annuelle de 100 milliards de dollars d’ici 2020.
Le fonds vert pour le climat veut mobiliser une enveloppe annuelle de 100 milliards de dollars d'ici 2020