La ville de Katowice, dans le sud de la Pologne accueille depuis le 2 décembre la 24e conférence des parties ou COP24 à la convention-cadre des Nations-Unies sur le climat CCNUC, adoptée à Kyoto, Japon en 1992.  Depuis cette date, les signataires de cette convention, 190 Etats dont Madagascar, participent à une réunion de deux semaines, toujours vers ces derniers mois de l’année, pour discuter de la réalisation de la convention de Kyoto, et depuis 2016, de l’accord de Paris qui est le premier accord mondial sur le climat, faisant suite à la CCNUC.

Madagascar, Beheloke, où les effets du changement climatique se font déjà ressentir

Cette année, la COP24 se résume en deux attentes : adopter les règles d’application de l’Accord de Paris et rehausser les engagements des pays signataires. Ainsi, trois objectifs sont posés pour cette rencontre : 

  • la rédaction d’une feuille de route pour définir les règles d’application de l’Accord de Paris, pour que chaque pays puisse appliquer concrètement ses promesses.
  • le renforcement des engagements de réduction des gaz à effet de serre sous la barre des 1,5 à 2°C.
  • le renforcement du Fonds vert pour le climat qui est la caisse collective dédiée aux investissements en faveur du climat pour les pays en voie de développement.
  • la mobilisation des acteurs non-étatiques, qui sont des éléments clés dans la mise en oeuvre de l’Accord de Paris.
184 parties ont officiellement ratifié l’Accord de Paris. Les États-Unis et le Brésil veulent quitter l'Accord, l'Australie n'a pas réussi à inscrire ses engagements dans la loi. (Source: CCNUC/Novethic)

Quels sont les enjeux de la COP24?

Selon le rapport du GIEC, les engagements actuels mènent  à une hausse de la température moyenne mondiale de plus de 3°C d’ici 2100 et au dépassement du seuil de 1,5°C  entre 2030 et 2052. Que signifie cette hausse de la température? Fonte des banquises qui augmente le niveau de la mer, perturbations climatiques (chaleurs extrêmes, précipitations intenses et inversement, des risques de sécheresse dans certaines zones du globe, avec des impacts lourds autant sur les populations que sur les ressources naturelles dont elles sont dépendantes. Les signataires de l’accord de Paris ont réaffirmé leurs engagements, hormis les Etats-Unis et le Brésil, dont les présidents respectifs ont évoqué leur rejet du pacte climatique.

Le changement climatique a de sérieux impacts sur l'agriculture

Par ailleurs, la question de l’approvisionnement du Fonds vert pour le climat, mécanisme financier rattaché à la CCNUC, pose problème. Lors de la COP16, à Cancun, en 2010, les États ont  validé un versement  annuel de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 en faveur des pays en voie de développement, les plus vulnérables aux impacts du changement climatique, pour accompagner l’émergence et la pérennisation de technologies propres et l’adaptation aux impacts du réchauffement climatique. A ce jour, le fonds reste faiblement doté.

Enfin, la Pologne, pays hôte, soutient la réflexion sur le concept de “transition juste”  une transition qui tienne compte des travailleurs et des régions que la transition écologique pourrait laisser sur le côté. 

A propos de la COP24

Photo en Une : Ouverture de la séance plénière de la COP24, Katowice/ Source Onu.