A Antananarivo, Madagascar, quelques adresses de coworking se font déjà connaître où le travailleur nomade peut installer son bureau ponctuellement et occuper les lieux, tout en échangeant avec  leurs pairs. 

Tiers lieu : ce mot, issu de l’anglais “third place”, est entré dans le vocabulaire du travail en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg : il désigne un lieu de travail qui n’est ni le domicile, ni l’entreprise.  C’est un lieu d’activité professionnelle dans un cadre convivial de coopération, de travail et de rencontre.

Un lieu de travail dans un cadre convivial et ouvert (Photo: StartupStockPhotos)

Pourquoi un tiers lieu, un espace de coworking?

Le tiers lieu est l’alternative des espaces de travail. Avec la mobilité des professionnels et la démocratisation massive de la technologie, l’idée de travail s’associe désormais avec celle de l’indépendance et de la dématérialisation. En pratique, ces lieux permettent aux travailleurs indépendants de bénéficier d’un lieu de travail convivial, ponctuel et selon les besoins (réunions, rendez-vous, recherches…etc). Le tiers lieu casse les codes d’une bureaucratie isolée et fonctionne plus avec le principe du réseautage et de l’entraide directe.

A quoi reconnait-on un espace de corworking?

Le tiers lieu est un concept qui relève de la sociologie urbaine. Le sociologue américain Ray Oldenburg dans ses livres “Celebrating The Third Place” (2001) et “The Great Good Place” (1989) décrit les conditions idéales du tiers lieu qui fonctionne :

  • C’est un terrain neutre
  • C’est un lieu qui efface les différences sociales
  • C’est un lieu qui encourage l’échange et la conversation
  • C’est un lieu accessible et commode
  • C’est un lieu qui a ses habitués
  • C’est un lieu qui reste ordinaire
  • C’est un lieu qui a un atmosphère récréatif et convivial
  • C’est un lieu où l’usager peut se sentir chez lui.

Quelques vocabulaires du tiers lieu :

  • Coworking :  cotravail (terme officiel en France) ou l’anglicisme coworking: bureaux et espaces de travail partagés, basés sur une configuration en espace ouvert. C’est aussi un réseau de travailleurs qui encouragent l’échange et l’ouverture.
  • Hackerspace : un espace dédié au développement de logiciels open-source et d’électronique open-hardware.
  • Fablab : une marque déposée dont le nom est utilisé par extension pour nommer des lieux d’innovation qui offrent des outils et des machines. Un FabLab doit avoir signé la charte du Massachusett’s Institute of Technology pour obtenir son appellation. Selon cette charte, un FabLab doit proposer à la fois des créneaux d’entrée libre et gratuite pour tous et d’autres en accès payant.
  • Médialab : un espace autour de tous les media, internet et réseaux sociaux, radio, télévision. Il propose des formations et de coworking sur ces thèmes
  • Makerspace : terme générique qui désigne un lieu où les gens réalisent des tâches, sans distinction de technologies, d’outils ou de conditions d’accès. On y trouve une foule de choses : des ordinateurs et du matériel informatique, des machines à coudre, des cahiers, des post-its, des crayons de couleur, des tableaux. Bref : tout ce qui est utile pour créer et produire quelque chose.
  • Livinglab ou laboratoire vivant : une méthodologie de recherche en innovation menée par une réunion d’acteurs publics, privés et citoyens. Ils travaillent en concertation continue, plutôt qu’en vase clos. Ensemble, ils conçoivent, améliorent, testent et valident des produits, des services, des technologies, des outils, etc. L’exemple le plus concret d’un travail en Livinglab : le thème de la ville intelligente, vue sous différents angles, par divers professionnels (santé, éducation, logistique, transport, environnement, tourisme etc.)