Le passage éclair de Justin Trudeau dans le cadre du XVIe sommet de la francophonie a été l’occasion pour ce très attendu premier ministre canadien de faire part de son engagement pour le féminisme et l’égalité des droits des hommes et des femmes. Un discours progressiste en terre malgache, où malgré une certaine connaissance de l’importance cruciale de l’égalité des droits, l’application de celle-ci reste généralement aléatoire.

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Justin Trudeau fait ses emplettes aux pavillons d’artisans avant de quitter Antananarivo

«Il faut que les gens reconnaissent que (en matière de) droits humains, on ne peut pas choisir lesquels on veut respecter et lesquels ne pas respecter. Il faut respecter les droits de tout le monde. Je comprends, que c’est un enjeu sensible, et je le dis en toute amitié. Mais quand c’est pour respecter les droits fondamentaux des gens, il faut qu’on en parle », répond Justin Trudeau, au micro de l’Express de Madagascar.

Son discours enthousiaste durant l’ouverture de la réunion des chefs d’Etats et de gouvernements au sein de l’OIF à Antananarivo a fait appel à la nécessité pour le monde francophone de soutenir la lutte en faveur des droits des femmes : « Les femmes et les filles sont victimes de violences physiques et sexuelles. Elles se voient marier, souvent en bas âge, sans leur consentement. Elles se voient interdire l’accès à l’avortement de façon libre et sécuritaire, elles sont soumises à des mutilations génitales. »

16 jours d’activisme

Cette intervention de Justin Trudeau peut se rapporter aux 16 jours d’activisme dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, initiées depuis 1991 par le premier Institut international pour le leadership des femmes et organisée par le Centre pour le leadership mondial des femmes (CWGL). Pour cette année 2016, c’est un appel mondial qui est lancé pour lever des fonds afin de soutenir les efforts de prévention et d’élimination de la violence à l’encontre des femmes et des fillettes, sous le lead du secrétariat général des Nations Unies.

A Madagascar, rejoignez une initiative locale qui contribue à freiner la lutte contre la violence à l’égard des jeunes filles, en soutenant l’Akany Avoko

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Les petites filles sont les plus vulnérables face à la violence au quotidien